La documentation pédagogique augmente fortement à partir des années 1950 : affiches, jeux de plateaux avec figurines, panneaux et petites voitures, cartes à jouer, tampons, guides pédagogiques.

Avec le développement de la circulation automobile et de la mobilité des populations, l’éducation à la sécurité routière semble davantage entrer dans les petites classes.

Dès 1949, les sociétés d’assurances et les professions de l’Union routière de France décident alors de créer l’association Prévention Routière qui va éditer des guides pédagogiques (1952), distribuer des objets de prévention et commencer des actions de prévention (première piste d’éducation routière en 1953, concours scolaire en 1956) en collaboration avec la police et la gendarmerie. Avec l’Automobile Club de France, l’association Prévention Routière va faire pression sur les sénateurs puis sur le gouvernement pour intégrer l’enseignement du code de la route à l’école.

En 1957, la loi n° 57-831 énonce que « l’enseignement du code de la route est obligatoire et sera incorporé dans le programme des divers ordres d’enseignement ». En 1959, un arrêté fixe ce programme.

Des premiers concours associatifs sont organisés : tests cyclistes avec le Touring club, accompagnement de scolaires sur des parcours à la campagne. En 1956, un article de journal met en valeur une élève de 14 ans lors d’un concours de la Prévention Routière : elle gagne en finale une 4ch de la régie Renault.

PLANCHE DIDACTIQUE / TABLEAU MURAL. ANTAR A NE JAMAIS FAIRE.

L’éducation à la sécurité routière est alors orientée sur l’enseignement du code et donc la préparation à la conduite automobile. Les entreprises lancent aussi des brevets d’aptitude et des diplômes avec des axes de prévention et de publicité (Antar, Mobil) pour ces futurs conducteurs...

L’ENSEIGNEMENT DE LA SECURITE A L’ECOLE, PRINCIPES ET APPLICATIONS. (1964)

Dans les années 1960, les guides pédagogiques, mélanges de cours de code et de manuels de morale se multiplient. Les usagers sont distingués selon le cycle d’étude : le piéton, puis le cycliste et enfin pour la fin d’études les véhicules à moteur. Ces manuels proposent des exercices de mathématiques, des "maximes du jour" centrées souvent sur des interdits, des dictées ou l’étude de scènes de circulation dessinées. Un exemple de texte dicté : « Comme les agents, comme la police routière, les gendarmes surveillent la circulation. Leur travail est difficile et dangereux. Remercions-les par notre docilité ». Les prescriptions sont encore largement orientées sur l’étude du code de la route et des situations de conduite à la campagne.

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