En 1994, une convention est signée entre l’État et les trois familles d’assurances (FFSA, GEMA et GROUPAMA) par laquelle les compagnies s’engagent pendant trois ans à dépenser 0,5 % du montant des primes d’assurances de responsabilité civile à des actions de prévention. Cet accord est à l’origine de l’accroissement du nombre de ressources pédagogiques produites.

Un décret (93-204) et un arrêté du 12 février 1993, publiés au journal officiel du 14 février 1993 définissent les Attestations Scolaires de Sécurité Routière (ASSR1 et ASSR2) au collège et rappellent le caractère obligatoire de cet enseignement. Les ASSR sont organisées dans les établissements à partir de vidéo cassettes projetées. La préparation étant souvent très limitée, le ministère de l’Éducation nationale édite des livrets pédagogiques pour aider les enseignants à préparer les élèves dans un cadre pluridisciplinaire. La préparation se limite souvent à quelques "révisions" par un ou deux professeurs.

En 1996, le Brevet de sécurité routière (BSR) est créé et sa possession est rendue obligatoire en 2002 pour la conduite de cyclomoteur.Pour obtenir ce BSR, il faut être titulaire de l’ASSR de premier niveau.

En 2002, l’ASSR2 devient obligatoire pour s’inscrire à l’épreuve théorique du permis de conduire pour les élèves nés après le 1er janvier 1988.

L’ASR est mise en place pour les élèves n’étant plus scolarisés et l’Attestation d’Education à la Route (AER) est créée pour attester d’une formation auprès des élèves déficients visuels.

Au niveau du premier degré, l’Attestation de Première Éducation à la Route (APER) est mise en place pour renforcer l’éducation à la sécurité routière en milieu scolaire en distinguant les trois périodes du développement et de la mobilité des enfants (3, 7 et 11 ans). L’APER valide l’acquisition de règles et de comportements liés à l’usage de la rue et de la route et la connaissance de leur justification.

L’APER, l’ASSR1 et l’ASSR2 sont intégrés en 2006 dans le socle commun de connaissances et de compétences.

Durant les années 1990 - 2000, l’Éducation à la sécurité routière est progressivement passée d’un enseignement axé sur le code de la route et la préparation au permis de conduire un véhicule à moteur à une éducation à un comportement responsable. L’enjeu citoyen du partage d’un espace et du choix de la mobilité s’est substitué ou s’est associé à la nécessité de former un conducteur.
C’est aussi dans les années 2000 (dès 2002) que la sécurité routière devient une "grande cause nationale" et que la semaine de la sécurité routière est créée. Cette semaine d’action de prévention est devenue progressivement la semaine de la mobilité et de la sécurité routière.
Depuis 2010, la sécurité routière est devenu un enjeu de santé mondial dont l’Organisation Mondial de la Santé s’est emparé (première cause mondiale de mortalité) : de 2011 à 2021 nous sommes entrés dans la décennie de la sécurité routière (ONU).

En 2010, le Comité interministériel à la sécurité routière (CISR) a demandé au ministère de l’Education nationale de lancer des expérimentations d’actions de sécurité routière dans les lycées. Appuyées par des associations nationales (Prévention Maif, Prévention Routière) ou simplement, dans le cadre des projets d’établissement et du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté, les actions sont progressivement généralisées dans les lycées et les CFA où se trouvent les populations les plus concernées par la mortalité routière.

Fin novembre 2010, un site d’éducation à la sécurité routière regroupant les ressources et des exemples d’actions est lancé par le ministère de l’Éducation nationale. Les ASSR sont rénovées et un site de préparation permet aux enseignants et aux élèves de se préparer.

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