0-14 ans ... Autonomie, déplacements et prise de risque

Les âges de 3 ans, 7 ans et 11 ans correspondent à 3 périodes au cours desquelles les enfants acquièrent de nouvelles formes d’autonomie et font preuve de réceptivité face à l’apprentissage de comportements adaptés.

Depuis 2011 :

  • le risque piéton croit dès deux /trois ans, avec un pic à onze/douze ans
  • le risque vélo présent dès quatre/cinq ans s’accroit à sept/huit ans
  • le risque passager est présent à tous les âges et reste constant(en absolu) alors que le nombre de victimes graves augmente

Faire découvrir dès le plus jeune âge que la route n’est pas à prendre mais à partager, éduquer très tôt les enfants aux risques routiers, c’est les aider à acquérir des comportements qui leur permettent de se protéger des dangers de la circulation et de prendre en compte les autres usagers de la route.

L’éducation à la sécurité routière participe à une éducation à la responsabilité face aux risques et contribue à l’éducation à la responsabilité du citoyen en devenir.

Le code de l’éducation énonce l’obligation de l’éducation à la sécurité routière dans les programmes d’enseignement.
Tous les élèves doivent acquérir au cours de leur scolarité les savoirs, savoir-faire et comportements nécessaires et réfléchis pour prévenir une situation de dangers, une situation d’insécurité routière.

L’APER mise en place pendant la scolarité primaire comporte une évaluation de ces compétences en tant que piéton, passager et "rouleur" (trottinette, roller, vélo... chacun dans ses espaces de circulation) selon une progression de la maternelle au cycle 3.
L’APER est délivrée à la fin du cycle 3 lorsque tous les savoirs et savoir-faire attendus aux cycles 1 et 2 ont été acquis et lorsque ceux attendus au cycle 3 sont au moins en cours d’acquisition.
Cette progressivité des contenus est liée à l’autonomie grandissante et à la demande d’autonomie des enfants. Elle tient compte du développement physique et mental, de l’évolution des capacités motrices, de perception, d’analyse et de conceptualisation.

L’éducation à la sécurité routière s’inscrit dans la construction d’une démarche réfléchie impliquant une prise de conscience et des comportements adaptés face à des situations diverses, et se poursuit au collège.

Des mesures pour anticiper le risque qui grandit
Acteurs et Dispositifs

Les Acteurs :
Enseignants, Intervenants départementaux de sécurité routière (IDSR), Gendarmerie Nationale, Police Nationale, Polices Municipales, Collectivités, Association Prévention Routière, Association Prévention Maif, Anateep , Parents d’élèves ... participent à cette éducation à la sécurité routière (voir les réseaux et les partenaires sur le site Eduscol Education sécurité routière).

Des partenaires de l’éducation nationale accompagnent les enseignants en proposant divers dispositifs

-  La semaine nationale du vélo à l’école et au collège

-  le Permis piéton,

-  le Permis cycliste

-  les pistes d’éducation routière

Quelques exemples de projets

- Projet sur l’écomobilité scolaire et citoyenne

- Initiation au cyclisme à l’école de Bernouville (CM2)

- Piste routière à l’école de Bosc-Mesnil (CM1-CM2)

- D’autres exemples d’actions dans le premier degré sur le site eduscol éducation sécurité routière.

Premier accès à la conduite motorisée

Appuyé sur le socle commun de connaissances de compétences et de culture, le continuum d’éducation à une mobilité citoyenne concerne tous les élèves d’une classe d’âge. L’approche retenue est celle du citoyen en devenir.

La question de l’utilisation d’engins motorisés arrive ensuite, avec l’adolescence et l’autonomie grandissante du jeune dans ses déplacements.

Le continuum d’éducation à une mobilité citoyenne, par la pluralité de ses entrées comme celle de l’éducation au choix, au développement durable, à la santé…, doit permettre au jeune citoyen d’opter pour un tel mode de déplacement de façon éclairée.

Les connaissances et les compétences acquises par l’élève seront essentielles dans la construction de ses attitudes d’éventuel conducteur.

L’accès à la conduite d’un deux-roues motorisé

Le premier accès possible est celui de la conduite d’un deux roues motorisé dune cylindrée inférieure à 50 cm3 - cyclomoteur - scooter - quadricycle léger motorisé (voiture dite "sans permis"- quad - QLM ).

L’âge minimum requis est de 14 ans ou de 16 ans pour les QLM. La possession du Brevet de Sécurité Routière -BSR-, aujourd’hui « Permis AM [1] »est exigée. Le BSR n’est pas un examen, mais une attestation de formation délivrée par un organisme agréé- le plus souvent une école de conduite. Il s’agit ici d’une éducation "routière" et non plus d’une éducation à la mobilité.

L’inscription à la préparation du BSR est conditionnée à la possession de l’une des trois attestations -assr 1 ou assr 2 ou asr. (L’aer n’est pas admise.)

L’accès à la conduite d’un véhicule "léger"

La seconde entrée possible dans ce continuum de formation du conducteur est l’accès à la conduite d’un "véhicule léger" par la préparation à l’examen du permis de conduire -catégorie B.

Seules l’assr 2 et l’asr autorisent l’inscription du candidat à l’examen auprès d’une structure agréée - le plus souvent une école de conduite.

Le permis de conduire est un examen qui se prépare selon deux modes d’apprentissage : l’apprentissage traditionnel à 18 ans et la conduite accompagnée dès 15 ans.
Cette dernière propose trois formules : la plus ancienne est l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), aujourd’hui complétée par la conduite supervisée et la conduite encadrée.

Dans le cas de la conduite encadrée, la possession du permis peut-être réelle avant 18 ans, mais le titulaire n’est autorisé à conduire avant ses 18 ans qu’en présence de son tuteur.

Pour en savoir plus :
http://www.permisdeconduire.gouv.fr/

Les dispositifs d’accès à la conduite

Haut de page

Notes

[1Le 19 janvier 2013, le BSR est devenu la catégorie AM du permis de conduire.

Les conditions d’accès restent identiques à celles du BSR, mais la formation pratique se renforce de deux heures supplémentaires (7 heures de formation pratique obligatoire).