De la sécurité routière vers la mobilité citoyenne

Sur le chemin de l’école, l’élève n’est pas sous la responsabilité de celle-ci. Pour autant les compétences qu’il a acquises sur le temps scolaire doivent lui permettre d’agir en citoyen soucieux de privilégier les bons comportements en matière de déplacements.

De la sécurité routière vers la mobilité citoyenne

La finalité de la scolarité obligatoire est de permettre à chaque élève d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à sa vie de citoyen dans toutes ses composantes : la santé, la vie avec les autres, la formation professionnelle, la sécurité…Pour aboutir efficacement à la construction et à l’appropriation des comportements attendus, ces acquisitions doivent être partagées par l’ensemble des individus : c’est l’esprit du socle commun de connaissances de compétences et de culture.

Tout au long des 9 années de scolarité obligatoire, la santé, la prévention des risques, le développement durable, le vivre avec, …constituent des chapitres régulièrement visités.
L’approche de ces thématiques se fait le plus souvent possible de manière transversale et continue.
Ainsi, l’éducation face aux risques, outre les risques domestiques et ceux de l’accident majeur, aborde-t-elle la problématique des déplacements dont l’insécurité routière est un enjeu essentiel.

En milieu scolaire, l’éducation à la sécurité routière est intégrée dans un cadre plus large, dans lequel elle est associée à l’éducation à la santé, à la sécurité, au développement durable, au choix, à la responsabilité et à la citoyenneté.
Ce sont des comportements qu’il faut permettre au jeune d’acquérir, comportements qui seront attendus dans tous les instants de la vie, pas seulement lors de ses déplacements.

Il s’agit donc bien d’une éducation citoyenne pour tous dans laquelle la notion de « mobilité citoyenne » permet le regroupement de l’ensemble des composantes liées aux déplacements.

Avant la lutte contre l’insécurité routière constatée dans des âges plus élevés, la prévention du risque routier dès le plus jeune âge est prise en compte dans le cadre d’un continuum éducatif. Il s’agit ici d’un enjeu qui concerne tous les élèves, quels que soient les choix qu’ils feront plus tard de leurs modes de déplacement. La mission de l’Ecole, accompagnée par d’autres acteurs essentiels, notamment la famille, se situe dans ce contexte.
Au-delà de cette éducation face aux risques pour tous, d’autres acteurs comme les écoles de conduite ont en charge de façon spécifique la formation à la conduite des jeunes qui ont fait le choix de conduire un cyclomoteur ou une voiture. Il s’agit ici d’un parcours de formation et d’éducation du citoyen-conducteur, et non plus du citoyen seul.

Le collège et le lycée ouvrent cependant ce parcours dans la mesure où une démarche d’inscription auprès d’une école de conduite nécessite dans tous les cas la possession par le candidat d’une Attestation Scolaire de Sécurité Routière délivrée exclusivement en milieu scolaire.

A l’école ... (APER)

Au collège... (ASSR 1 et 2)

Au lycée ou au CFA ...

En parallèle, le continuum d’éducation routière (formation à la conduite) s’est doté d’un nouveau plan de formation national sous le nom de référentiel pour l’éducation à une mobilité citoyenne (REMC, B.O. 06/06/2013)
Cette "mobilité citoyenne" diffère cependant du concept mis en action dans l’éducation des plus jeunes.

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